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Inde:
un responsable de la lutte antiterroriste
annonce que sera suivie une ligne dure
Date: 30 septembre 2002
"La nation veut de l'action, la nation veut voir
les terroristes morts": tels sont les propos tenus
par le chef de la principale unité antiterroriste de
l'Inde et publiés aujourd'hui même dans un grand
quotidien. Message à faire passer: dans la lutte contre
le terrorisme, l'Inde ne doit pas être perçue comme
un Etat "mou".
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La
National Security Guard (les fameux Black Cats) a été
établie au milieu des années 1980 (après
l'affaire du Temple d'Or d'Amritsar en 1984 et l'assassinat
d'Indira Gandhi) et compte 7.500 hommes. Deux groupes d'action
spéciale y sont chargés des interventions
antiterroristes. D'autre groupes assurent la protection
de personnalités. |
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Insigne
de la National Security Guard
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La National Security Guard a plusieurs opérations réussies
à son actif. Mais le traitement par les autorités
du détournement d'un vol d'Indian Airlines en provenance
du Népal en décembre 1999 (après avoir
laissé l'avion quitter l'aéroport d'Amritsar,
il avait atterri à Kandahar, en Afghanistan), à
l'issue duquel les trois détenus réclamés
par les auteurs du détournement avaient été
libérés, avait donné à certains
observateurs l'impression d'un manque de fermeté de la
part des autorités.
Dans la nuit du 24 au 25 septembre 2002, la National Security
Guard est intervenue au Gujarat; les deux terroristes qui avaient
causé un carnage dans un temple Swaminarayan avant de
s'y retrancher ont été abattus, un membre de la
NSG a également perdu la vie. A la suite de cette opération,
Ranjit Shekar Mooshahary, directeur général de
la National Security Guard, a répondu aux questions du
quotidien Indian
Express (30 septembre 2002). Dans le contexte actuel,
il entend manifestement faire passer un message auprès
de la population indienne: la réplique au terrorisme
sera sans merci.
A la question de savoir si les terroristes auraient pu être
appréhendés vivants, il répond qu'il s'agissait
d'un commando suicide, dont les membres étaient résolus
à se battre jusqu'à la mort. Il s'agissait donc
de les éliminer le plus rapidement possible afin de sauver
d'autres vies. Mais des considérations politiques semblent
également avoir joué un rôle dans l'approche
choisie:
"Nous avons donné l'impression d'être
un Etat mou. Ce n'est plus le cas. La nation veut de l'action,
la nation veut voir les terroristes morts. C'est pourquoi nous
avons un tel soutien de tout le pays."
Mooshahary indique le gouvernement met tous les moyens nécessaires
à dispositions de la National Security Guard, même
si les procédures pour la modernisation du matériel
sont souvent lentes, surtout lorsqu'il s'agit d'importer du
matériel. Un programme de modernisation de cinq ans a
en effet été lancé.
Le directeur général de la NSG précise
en outre qu'un groupe de 80 hommes se tient prêt à
intervenir pour neutraliser le célèbre bandit
Veerappan dès qu'il aura été localisé.
Rappelons que le malfaiteur est soupçonné
d'entretenir également des liens avec des organisations
extrémistes tamoules.
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