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Algérie,
Etats-Unis et OTAN:
coopération intensifiée dans la lutte contre le
terrorisme
Date: 26 décembre 2002
Abdelaziz Bouteflika, président de l'Algérie,
a eu des entretiens avec un haut fonctionnaire américain
le 9 décembre et a visité l'OTAN le 10 décembre.
Les Etats-Unis renforceront leur aide à l'Algérie
pour lutter contre les insurrections armées. D'autre
part, dans le cadre du dialogue méditerranéen,
la coopération en matière de lutte contre le terrorisme
devrait être intensifiée avec les pays membres
de l'OTAN.
En visite le 9 décembre 2002, à Alger, William
Burns, assistant du Secrétaire d'Etat pour l'Afrique
du Nord, a déclaré que les Etats-Unis avaient
"beaucoup à apprendre de l'Algérie sur
les moyens de lutter contre le terrorisme". Cela marque
indéniablement un changement de discours, puisque le
gouvernement américain se montrait précédemment
plus réservé par rapport aux pratiques algériennes
et à leurs implications du point de vue de la défense
des droits de l'homme.
Burns a annoncé que les Etats-Unis avaient l'intention
de livrer à l'Algérie des armes pour "combattre
le terrorisme". Une proposition dans ce sens sera faite
au Congrès des Etats-Unis. Le haut fonctionnaire américain
n'a pas précisé de quel type d'armes il s'agissait.
Mais on sait que l'Algérie souhaiterait obtenir des équipements
de vision de nuit à l'infrarouge et des hélicoptères
d'attaque pour combattre les insurgés islamistes.
| Le
renforcement de la coopération en matière
de sécurité est appelé à dépasser
les relations bilatérales entre Alger et Washington.
Le lendemain (10 décembre 2002), Abdelaziz Bouteflika,
président de l'Algérie, a visité pour
la seconde fois le siège de l'OTAN à Bruxelles. |

Source: OTAN
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Lord Robertson, secrétaire général de
l'OTAN, l'a informé des résultats du sommet de
Prague (21-22 novembre 2002), à l'occasion duquel les
chefs d'état et de gouvernement réunis ont décidé
de renforcer le dialogue méditerranéen dans plusieurs
domaines, dont la lutte contre le terrorisme. L'Algérie
est l'un des sept pays participant au dialogue méditerranéen
de l'OTAN. Les autres participants sont l'Egypte, Israël,
la Jordanie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie.
Ces développements illustrent une fois de plus comment
la "guerre contre le terrorisme" a des conséquences
stratégiques qui déplacent des priorités
et dépassent le cadre strict de la lutte contre Al Qaïda.
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