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Un
classique de la théorie de la guérilla urbaine:
le petit manuel de Carlos Marighella
Présentation
Date: 25 octobre 2002
Si vous souhaitez accéder tout de suite à
la traduction française du texte de Marighella, cliquez
ici. Le document est assez lourd (164 ko), veuillez
avoir un peu de patience durant le déchargement!
| Même
s'il est marqué par son époque (1969) et le
contexte brésilien dans lequel il a été
rédigé, le document que nous présentons
ici est une lecture indispensable pour quiconque s'intéresse
aux phénomènes d'insurrection, de guérilla
et de terrorisme. A l'époque où beaucoup de
théoriciens révolutionnaires prônaient
des guérillas dans des zones rurales, Marighella
avait au contraire bien compris l'intérêt présenté
par des actions dans des zones urbaines - même s'il
se trompa quant au soutien qu'il pensait pouvoir ainsi susciter.
Bien que daté à certains égards, ce
texte demeure un fondement important, dont l'écho
a porté bien plus loin que le Brésil. |
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Né à Salvador de Bahia le 5 décembre 1911,
Carlos Marighella adhéra au Parti communiste brésilien
(PCB) alors qu'il étudiait à l'Ecole polytechnique
de Bahia pour devenir ingénieur. Il fit rapidement l'expérience
des arrestations et de la prison ainsi que de la clandestinité,
condition dans laquelle il vécut une bonne partie de
son existence adulte. Il fut élu au Comité central
du PCB en 1952. En 1954, il effectua un voyage en Union soviétique
et en Chine. Tôt convaincu que seule une lutte militaire
permettrait au mouvement révolutionnaire de parvenir
à ses fins, il fut expulsé du PCB en 1967, après
s'être rendu à Cuba pour une conférence
de solidarité latino-américaine en dépit
d'instructions contraires données par le PCB. Il fonda
en 1968 l'Action de libération nationale (ALN), qui se
lança dans des actions armées pour financer son
activité, lança de premières actions de
guérilla urbaine au Bréil et réussit à
enlever l'ambassadeur des Etats-Unis en 1969. Marighella fut
finalement tué dans une embuscade dans la nuit du 4 novembre
1969. Si l'ALN ne survécut pas longtemps à son
fondateur, le souvenir de celui-ci reste encore cultivé
aujourd'hui: l'année du trentième anniversaire
de sa mort, en 1999, un monument lui a été dédié,
à l'origine duquel se trouve le célèbre
architecte communiste Oscar Niemeyer (L'Humanité,
5 février 2002).
Ce fut l'année de sa mort que Marighella systématisa
ses convictions en matière de guérilla urbaine
dans le célèbre Manuel du guérillero
urbain, que le site terrorisme.net a décidé
de mettre à disposition de ses lecteurs. Contrairement
à Che Guevara, qui affirmait que "la ville est
le cimetière de la guérilla", Marighella
y voyait un terrain d'action idéal. Le Manuel
constitue un texte fondamental pour la stratégie de guérilla
urbaine; il ne fait à nos yeux guère de doute
que certains de ces principes - adaptés à de nouveaux
contextes et de nouvelles possibilités - continueront
d'inspirer des actions futures, comme ils ont déjà
contribué à inspirer par le passé des groupes
tels que la Fraction armée rouge (RAF) ou les Brigades
rouges.
Nous reproduisons le texte de Marighella dans la traduction
française qui figure sur le site des Noyaux
autonomes pour le communisme (NAC, maoïstes) et de
la revue Front social (le groupe à l'origine de
cette revue a décidé de se dissoudre en septembre
2001, en raison de mesures répressives dont il craignait
d'être frappé). C'est à notre connaissance
le seul site en français à offrir ce texte. La
section des archives
du site des NAC contient plusieurs autres textes intéressants.
Il nous a semblé d'autant plus important de republier
ce texte qu'une disparition éventuelle de l'unique site
sur lequel il figurait le rendrait inaccessible aux lecteurs
de langue française.
Nous avons cependant corrigé plusieurs fautes de frappe
ou d'orthographe dans ce texte ainsi que quelques inexactitudes
de traduction (mineures) que nous avons pu repérer, mais
sans nous livrer à une comparaison systématique
avec l'original. Il semble d'ailleurs y avoir des variantes
entre différentes éditions de ce texte, et nous
ignorons laquelle peut être considérée comme
la plus "autorisée". Les différences
ne portent d'ailleurs pas atteinte au sens du texte et ne concernent
que des détails.
Nous avons conservé la "préface à
l'édition québecoise" contenue dans cette
traduction, bien qu'elle ne soit évidemment pas de Marighella,
car elle illustre comment ce traité a pu - et, comme
nous l'avons souligné, peut toujours - inspirer également
des aspirants à la guérilla urbaine dans des pays
occidentaux. Nous ignorons en revanche à quelle édition
québecoise renvoie cette préface: nous n'avons
pu en trouver aucune trace pour le moment et apprécierons
toute information (ou photocopie de ladite édition) que
pourrait nous fournir un lecteur.
Les termes "exproprier" ou "expropriation",
utilisés euphémiquement pour désigner des
vols pour la cause révolutionnaire, ont été
mis entre guillemets dans la traduction française, ce
qui n'était pas le cas dans l'original brésilien.
Nous avons cependant conservé ces guillemets.
>>> Traduction
française du Manuel du guérillero urbain
(1969)
Deux sites
en portugais sur Marighella, sa vie et son oeuvre:
http://www.carlos.marighella.nom.br/
http://www.facom.ufba.br/marighella/mundo.htm
Texte en portugais
du Manuel du guérillero urbain:
http://www.dhnet.org.br/desejos/revoluc/marigue.htm
Traduction
en anglais, sur le site d'archive très riche de Marxists.org
(une mine!):
http://www.marxists.org/archive/marighella-carlos/1969/06/minimanual-urban-guerrilla/index.htm
Cependant, le texte proposé par Marxists.org est incomplet.
Une transcription d'une édition anglaise, The Terrorist
Classic: Manual of the Urban Guerilla (trad. par Gene Hanrahan),
Chapel Hill (N.C.), Documentary Publications, 1985, est accessible
à l'URL suivante:
http://www.geocities.com/Athens/Olympus/9567/mm/Mmcont.html
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