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Chronologie
sélective des événements clés
qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001
Source: Programmes
d'information internationale du Département d'Etat,
U.S.A.
Date: septembre 2002
Mise en ligne sur terrorisme.net: 18 septembre 2002
Cette chronologie a bien sûr été rédigée
dans la perspective américaine officielle. Il nous a semblé
intéressant de la mettre à disposition des lecteurs
de terrorisme.net, car elle offre d'utiles éléments
pour une rétrospective.
Chronologie préparée par le Bureau des programmes
d'information internationale
11 septembre : Deux avions de ligne détournés par
des pirates de l'air percutent les tours du World Trade Center
à New York. L'effondrement des tours, plus d'une heure
après l'impact, fait craindre des milliers de morts. Un
troisième appareil détourné s'écrase
sur le Pentagone. Un quatrième, qui visait peut-être
une autre cible à Washington, s'écrase en Pennsylvanie,
dans la campagne du Somerset County, apparemment après
une tentative des passagers de maîtriser les pirates.
8 h 48 (Heure de New York) - Le vol 11 d'American Airlines percute
la tour nord du World Trade Center. 9 h 03 - Le vol 175 d'United
Airlines percute la tour sud. 9 h 38 - Le vol 77 d'American Airlines
s'écrase sur le Pentagone. 9 h 59 - La tour sud du World
Trade Center s'effondre, suivie par la tour nord à 10 h
28. 10 h 00 - Le vol 93 d'United Airlines s'écrase en Pennsylvanie.
L'Administration fédérale de l'aviation (FAA) suspend
tout trafic aérien aux États-Unis et déroute
les vols internationaux vers le Canada. Les bureaux fédéraux
et les bâtiments publics de Washington, de New York et d'autres
grandes villes sont fermés.
16 h 10 - Le bâtiment 7 du World Trade Center s'écroule.
20 h 30 - S'adressant à la nation, le président
Bush déclare : "Les attentats terroristes peuvent
secouer les fondations de nos immeubles les plus hauts, mais ils
ne peuvent pas ébranler les fondations de l'Amérique.
Ces attaques brisent l'acier, mais ne peuvent entamer l'acier
de la détermination américaine."
Les attaques ont fait des milliers de victimes. Les autorités
de la ville de New York estimaient initialement à plus
de 5.000 le nombre de morts au World Trade Center et dans ses
environs. Au fur et à mesure des révisions des listes,
des vérifications et de l'identification des dépouilles
mortelles de certaines des victimes, ce nombre a été
révisé à la baisse.
Selon les autorités, 2.829 personnes ont péri au
World Trade Center, y compris les passagers des vols 11 d'American
Airlines et 175 d'United Airlines, et 453 employés des
services de sécurité publique qui ont répondu
à la catastrophe. Les morts venaient de plus de 90 pays
du monde entier. Les restes de moins de la moitié des victimes
ont été identifiés. (Source : Bureau du
médecin légiste de la ville de New York ; chiffres
officiels au 19 août 2002.)
Au Pentagone, en banlieue de Washington, 189 personnes ont été
tuées, y compris les 64 passagers du vol 77 d'American
Airlines.
Lorsque le vol 93 d'United Airlines s'est écrasé
au sol dans l'ouest de la Pennsylvanie, 44 personnes ont trouvé
la mort. (Source : Commission nationale de sécurité
des transports.)
Les 19 pirates de l'air qui ont détourné les quatre
appareils de l'aviation civile figurent parmi les plus de 3.000
personnes tuées dans les attaques du 11 septembre.
12 septembre : Le Conseil de l'Atlantique nord invoque l'article
5 du Traité de l'Atlantique nord, considérant ainsi
que les attaques terroristes lancées contre les États-Unis
sont une attaque contre tous les États membres, et s'engage
à fournir toute assistance nécessaire.
L'Assemblée générale et le Conseil de sécurité
des Nations unies approuvent tous deux par acclamation des résolutions
condamnant les attaques terroristes contre les États-Unis
et appelant "instamment à une coopération
internationale en vue de traduire en justice les auteurs, organisateurs
et commanditaires des atrocités commises le 11 septembre
2001".
13 septembre : Le président Bush et le ministre de la
justice John Ashcroft exhortent peuple américain à
ne pas tenir les Arabo-Américains et les musulmans pour
responsables des attaques terroristes et préviennent qu'ils
réagiront promptement à toute violence à
leur égard.
15 septembre : Le président Bush réunit ses conseillers
en matière de sécurité nationale à
Camp David (Maryland). Il confirme aux représentants des
médias qu'Oussama ben Laden est un "principal suspect".
Le secrétaire d'État Colin Powell exprime sa satisfaction
devant les expressions d'appui venues du monde entier : "Des
dizaines de pays ont perdu des vies [au World Trade Center] et
ils se rendent compte qu'ils étaient également visés
par l'attaque".
18 septembre : Le Conseil de sécurité des Nations
unies demande aux talibans de livrer Oussama ben Laden conformément
à la résolution 1333 adoptée par le Conseil
de sécurité de l'ONU le 19 décembre 2000.
Cette résolution exigeait que les talibans cessent d'offrir
refuge et appui aux terroristes et remettent ben Laden aux autorités
qui enquêtent sur sa participation soupçonnée
à d'autres actes terroristes.
20 septembre : Le président Bush prononce, devant une
session conjointe des deux chambres du Congrès, une allocution
qui est télédiffusée dans laquelle il donne
les grandes lignes d'une vaste initiative des États-Unis
et de la communauté internationale afin de mettre un terme
au terrorisme mondial. Il nomme Al-Qaïda et un réseau
nébuleux de groupements terroristes comme principaux suspects
des attaques du 11 septembre.
24 septembre : Le président Bush signe un décret
gelant les avoirs de 27 organisations et particuliers soupçonnés
de financer le terrorisme et d'appuyer Al-Qaïda.
28 septembre : Le Conseil de sécurité des Nations
unies adopte à l'unanimité la résolution
1373 qui institue des mesures de grande portée pour combattre
le terrorisme, mesures ciblant tout particulièrement l'appui
financier dont les terroristes ont besoin pour mener leurs opérations.
4 octobre : Le président Bush annonce l'octroi de 320
millions de dollars d'aide humanitaire supplémentaire à
l'Afghanistan. Il annonce également un nouveau rappel de
réservistes de l'Armée de terre et de membres de
la Garde nationale de l'Armée de terre. À ce jour,
quelque 7.765 réservistes et membres de la Garde nationale
ont été rappelés depuis les attaques.
5 octobre : La semaine de débats de l'Assemblée
générale des Nations unies se clôt sur une
déclaration des États membres dans laquelle ceux-ci
expriment l'horreur que leur inspirent les attaques du 11 septembre
contre les États-Unis et l'espoir que leurs gouvernements
pourront œuvrer de concert pour éradiquer le terrorisme
de toutes les régions de la planète.
Au fur et à mesure que le gouvernement des États-Unis
découvre des preuves supplémentaires liant les attaques
à Oussama ben Laden et au mouvement terroriste Al-Qaïda,
il met à profit ses ressources et celles d'une coalition
internationale pour passer à l'offensive contre Al-Qaïda.
Il est déterminé que le gouvernement taliban de
l'Afghanistan accorde refuge et appui aux membres de cette organisation
terroriste. Les talibans refusant de prendre des mesures contre
Al-Qaïda, la coalition dirigée par les États-Unis
envisage d'attaquer les talibans et Al-Qaïda en Afghanistan.
7 octobre : Le président Bush annonce qu'en réponse
aux attaques du 11 septembre et conformément au droit de
légitime défense individuelle et collective, les
forces armées des États-Unis ont lancé des
frappes contre les camps de terroristes d'Al-Qaïda et les
installations militaires des talibans en Afghanistan.
10 octobre : Le porte-parole du département d'État
Richard Boucher signale que des individus soupçonnés
d'être des terroristes ont été arrêtés
ou détenus dans 23 pays : 10 en Europe, 7 au Moyen-Orient,
4 en Afrique, 1 en Amérique latine et 1 en Asie de l'Est.
Des mesures ont été prises par les autorités
contre les avoirs financiers des terroristes ; les mesures prises
visent ces avoirs dans 112 pays.
11 octobre : Le président Bush tient sa première
conférence de presse diffusée en heure de grande
écoute depuis les attaques. Il informe les journalistes
que les talibans bénéficient d'une deuxième
chance et que s'ils livrent ben Laden et ses associés :
"Nous réexaminerons les actions prises contre votre
pays". Il annonce également que les États-Unis
sont prêts à aider les Nations unies à établir
un gouvernement afghan stable et représentatif, qui n'aurait
de liens ni avec le terrorisme, ni avec le trafic de la drogue.
25 octobre : A Londres, le premier ministre Tony Blair informe
les dirigeants du Parti conservateur de plans concernant l'envoi
de troupes britanniques sur le terrain en Afghanistan. Le président
Bush désigne Bahreïn comme un "allié
majeur en dehors de l'OTAN".
31 octobre : Le ministère de la défense fait savoir
que le nombre de réservistes rappelés dépassera
les 50.000. L'Agence des États-Unis pour le développement
international (USAID) annonce qu'elle octroiera 11,2 millions
de dollars aux Nations unies et à d'autres organismes humanitaires
pour acheter 30.000 tonnes de blé à des pays d'Asie
centrale en tant que secours alimentaires pour l'Afghanistan.
27 novembre : Des représentants de la Banque mondiale
et de la Banque asiatique de développement se réunissent
à Islamabad (Pakistan) pour discuter de l'aide à
la reconstruction de l'Afghanistan.
3 décembre : Les Nations unies annoncent que le Programme
alimentaire mondial emploiera plus de 2.400 femmes dans le cadre
de son projet de distribution de secours d'urgence à Kaboul.
Le recrutement des femmes dans ce contexte vise à inverser
les effets de la politique des talibans qui, pendant cinq ans,
a fermé aux femmes le marché du travail.
4 décembre : Des représentants afghans réunis
à Bonn (Allemagne) signent un accord intérimaire
visant à établir en Afghanistan un gouvernement
post-taliban à large base, multiethnique, stable et représentatif,
après 23 ans de guerre. L'administration intérimaire
afghane serait dirigée par Hamid Karzaï, chef pachtoune
de Kandahar.
13 décembre : Le ministère de la défense
rend public un document vidéo sur lequel Oussama ben Laden
parle des attaques terroristes du 11 septembre et où il
déclare que la dévastation causée par les
avions de lignes aux réservoirs remplis de carburant qui
ont percuté les tours jumelles du World Trade Center a
dépassé de loin ses attentes.
22 décembre : L'Autorité afghane intérimaire,
entité multiethnique reflétant la composition géographique
et religieuse de l'Afghanistan est formée et chargée
de l'administration de la nation.
17 janvier 2002 : Le secrétaire d'État Powell rouvre
officiellement l'ambassade des États-Unis à Kaboul.
Elle était fermée depuis 1989.
21-22 janvier : La Conférence internationale sur l'aide
à l'Afghanistan a lieu à Tokyo. Les États-Unis
annoncent une contribution de 296 millions de dollars pour appuyer
les efforts de reconstruction en Afghanistan.
29 janvier : Le président Bush, dans son discours annuel
sur l'état de l'Union, déclare : "Nos ennemis
croyaient que l'Amérique était faible et matérialiste,
que la peur et l'égoïsme nous feraient craquer. Leur
erreur est à la mesure de leur diabolisme." Il
note que les Américains "montreront la compassion
de notre pays dans le monde entier". Il promet en particulier
"d'encourager le développement, l'éducation
et les possibilités économiques dans les pays musulmans".
Les États-Unis disent clairement que leurs attaques en
Afghanistan et leurs opérations antiterroristes dans le
monde entier ne visent qu'Al-Qaïda, les pays et les individus
qui les appuient, et les autres terroristes.
Quelque 5 millions de musulmans vivent aux États-Unis.
Ils jouissent des mêmes garanties de liberté de religion,
d'appartenance politique et de libertés personnelles que
tous les autres Américains ou résidents. Depuis
les attentats du 11 septembre, les musulmans et les autres citoyens
américains multiplient leurs prises de contact, reflétant
leur vif intérêt et leur désir d'en savoir
davantage sur l'islam et sur la place qu'occupent les membres
de cette religion dans la nation américaine. Les médias
populaires publient des articles ou diffusent des émissions
spéciales sur ces questions ; les établissements
d'enseignement s'attachent activement à dispenser davantage
d'informations sur l'islam et les pays arabes dans leurs programmes
de cours ; et les inscriptions aux programmes d'études
portant sur le monde islamique et arabe enregistrent une augmentation
substantielle. (Pour de plus amples informations, voir http://usinfo.state.gov/regional/af/security/french/frterror.htm)
11 mars : Deux colonnes de lumière bleue s'élèvent
dans le ciel new-yorkais, à la fin d'une journée
d'offices religieux et d'autres cérémonies du souvenir.
23 mars : La rentrée scolaire a lieu en Afghanistan. Les
établissements d'enseignement accueillent les garçons
et les filles pour la première fois depuis de longues années.
Les États-Unis ont alloué 10 millions de dollars
pour l'achat de fournitures scolaires et de manuels en langues
dari et pachto.
17 avril : L'ancien roi Zahir Shah rentre en Afghanistan, sans
prétention au trône.
30 mai : Une cérémonie organisée sur le
site où s'élevait le World Trade Center marque la
fin des efforts déployés pour retrouver les restes
des 2.829 personnes tuées dans les attentats. À
l'œuvre 24 heures sur 24 depuis la catastrophe, les équipes
de travail ont déblayé 1,8 million de tonnes de
gravats.
11 juin : Lors d'une cérémonie au Pentagone, une
capsule commémorative est scellée dans le mur ouest
du bâtiment reconstruit. Le dernier bloc de pierre qui referme
le mur, gravé à la date du 11 septembre 2001, porte
les traces noires de l'incendie causé par l'attaque.
12 juin : Le président Bush participe à la première
réunion du Conseil de sécurité intérieure.
13 juin : L'assemblée de la Loya Jirga nouvellement constituée
élit Hamid Karzaï aux fonctions de président
du nouveau Gouvernement islamique de transition de l'Afghanistan.
18 juin : Le président Bush transmet au Congrès
sa proposition de création d'un service de la sécurité
intérieure dont le responsable participerait aux réunions
du cabinet présidentiel, afin d'élaborer et de coordonner
une stratégie nationale de lutte contre les menaces et
les attaques terroristes.
6 juillet : Le vice-président afghan Haji Abdul Qadir
et son chauffeur sont assassinés à Kaboul.
12 juillet : Le département des sapeurs-pompiers de New
York se voit remettre la médaille d'or du courage et du
dévouement à Paris.
Les membres des forces de lutte contre l'incendie et de police
ont été honorés dans le monde entier pour
leurs actions et leur héroïsme à la suite des
attaques terroristes.
15 juillet : L'Américain John Walker Lindh, 21 ans, plaide
coupable devant les tribunaux fédéraux d'avoir apporté
de l'aide aux talibans. Il est condamné à 20 ans
de réclusion.
Le bureau
des programmes d'information internationale du Département
d'Etat a rédigé le présent document à
partir de diverses sources publiques, afin de donner un aperçu
des grands événements de l'année écoulée.
Ce document ne prétend pas constituer un compte rendu exhaustif
des activités de la Coalition mondiale contre le terrorisme,
ni une expression officielle de la politique des États-Unis.
(Reproduction autorisée)
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