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Al
Qaïda:
la filière nord-africaine
Date: 1er septembre 2002
Selon de récentes informations, il conviendrait de
prêter une attention toute spéciale au risque présenté
par la filière nord-africaine d'Al Qaïda. Trois
noms sont particulièrement mentionnés: le Mauritanien
Mahfouz Ould Walid, l'Egyptien Saif al-Adel et Sheikh Hassan,
d'origine somalienne.
Le 31 août 2002, Asia
Times a publié une analyse de son correspondant
au Pakistan, Syed Saleem Shahzad. A l'instar d'autres observateurs,
celui-ci se montre très réservé face aux
récentes informations (apparemment en provenance de services
de renseignements de pays arabes) insistant sur la présence
de responsables d'Al Qaïda en Iran: ce pays a été
un point de passage pour des membres d'Al Qaïda qui ont
quitté l'Afghanistan, mais rien n'indique que l'Iran
soit devenu une base opérationnelle.
En revanche, selon les sources auxquelles Syed Saleem Shahzad
a eu accès, la cellule nord-africaine d'Al Qaïda
serait la plus active et représenterait aujourd'hui la
principale menace.
Trois personnages y joueraient un rôle clé: Mahfouz
Ould Walid, un Mauritanien dont le décès avait
été annoncé à tort en Afghanistan
au mois de janvier; Saif al-Adel, un Egyptien; et Sheikh Hassan,
qui passe - selon Asia Times - pour avoir d'utiles contacts
avec des milieux interlopes dans la zone africaine.
Le rôle des cellules nord-africaines aurait déjà
été prévu par les stratèges d'Al
Qaïda avant le 11 septembre, dans la perspective des conséquences
d'une intervention américaine en Afghanistan.
Plusieurs personnes liées à Al Qaïda en
Afrique du Nord seraient récemment venues au Pakistan.
Si les informations recueillies par Syed Saleem Shahzad sont
exactes, l'objectif prioritaire à ce stade seraient des
assassinats ciblés, plus que des attentats indiscriminés
et à grande échelle comme celui contre le World
Trade Center.
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